|
lundi 10 décembre 2018
10 décembre 1948-10 décembre 2018 Déclaration universelle des droits de l'Homme
SOUVENONS-NOUS !
Comme chaque 10 décembre, nous commémorons aujourd’hui l’anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée par les Nations Unies en 1948. Elle proclame les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.
70 ans se sont passés et nous pourrions l’évoquer comme un bon souvenir, nous contentant de rappeler le nom de ceux qui ont porté ce texte fondateur source de progrès pour l’humanité.
Or, la simple énonciation issue de l’article 2 suffit à mesurer les risques de remise en cause de ces droits fondamentaux auxquels bien des pays sont exposés (y compris parfois la France !), que ce soit à travers la montée des nationalismes, le regain de racisme, de xénophobie et les discriminations.
Aussi est-il important de rappeler que de nombreux humains ne bénéficient pas de ces droits, qu’il est de notre devoir de les défendre, pour nous et pour les autres.
En étant conscient que chaque fois que ces valeurs ne sont pas respectées, c’est l’humanité entière qui est en danger.
Au nom de ces principes, la LDH-section Rennaise s’associe pleinement à cette commémoration.
lundi 20 novembre 2017
Colloque : "Les nouvelles formes de l'enfermement des personnes étrangères de l'accueil à l'enfermement"
Colloque
à l’initiative de l’Observatoire de l’enfermement des
étrangers, en partenariat avec la LDH Bretagne, le MRAP et le
festival Migrant’scène de La Cimade, avec le soutien de Migreurop
Les nouvelles formes de l'enfermement des personnes étrangères
de l'accueil à l'enfermement
Rétention, zones d’attente, assignation, hébergement spécialisé
(CAO, CHUM, centre de premier accueil, centres de retour)
Samedi
25 novembre 2017
à la Maison des associations, 6 cours des Alliés, 35000 Rennes
Les
politiques d’enfermement et d’expulsion des personnes étrangères
conduites par les gouvernements successifs se sont considérablement
durcies. Leur enfermement en zone d’attente aux frontières
françaises et européennes pour les refouler et dans les centres et
locaux de rétention pour les expulser, bat des records au niveau
européen.
Ces
dernières années, de nouvelles méthodes de contrôle se sont
développées : assignation à résidence, interpellation au
domicile, conduite de force en préfecture ou vers les consulats,
multiplication des fichiers, expulsions intra-européennes. Dans le
même temps, de nouvelles formes d’hébergement spécialisées ont
été créées (centres d’accueil et d’orientation, centre
d’hébergement d’urgence pour migrants…). Outre leur fonction
d’hébergement ou d’accompagnement, l’exercice d’un contrôle
policier et administratif, ou délégué par la puissance publique, a
tendance à s’y développer. Les personnes hébergées dans ces
lieux peuvent être finalement enfermées en rétention ou expulsées.
Certains centres dédiés au renvoi des personnes (volontaires et
forcés) commencent par ailleurs à émerger.
L’ensemble
de ces phénomènes suscite de légitimes inquiétudes. Il recèle de
nouveaux enjeux politiques et sociétaux. Les personnes étrangères
se trouvent confrontées à de nouveaux obstacles, tout comme celles
et ceux qui les accompagnent et se mobilisent à leur côté.
Ce
colloque est destiné à établir un panorama de ces nouvelles formes
de contrôle, des restrictions et de privation de liberté des
personnes étrangères. Il s’agira de cerner leurs liens, leurs
porosités, leurs logiques. Il permettra aussi de prendre la mesure
des nouvelles formes de solidarité qui se manifestent autour de ces
lieux. Enfin, cette journée sera un espace d’échanges sur les
expériences de terrain des organisations et personnes que ces
questions mobilisent, en particulier en Bretagne.
lundi 13 novembre 2017
Glyphosate, un produit dangereux à interdire en totale transparence
Le glyphosate, produit herbicide dont l’usage est largement répandu en Europe, est en débat au niveau européen en vue de renouveler ou pas, son autorisation de mise sur le marché européen. Or, son caractère cancérigène est largement reconnu par de nombreuses expertises.
La Commission européenne, accompagnée d’un certain nombre d’Etats, sous la pression d’un secteur économique souhaitant exploiter la substance jusqu’au bout, serait prête à renouveler l’autorisation de licence de mise sur le marché, diminuant à peine au passage la durée de celle-ci.
La Ligue des droits de l’Homme dénonce l’opacité des débats sur ce sujet de santé publique et réaffirme le principe que tout nouveau produit doit être autorisé à être mis sur le marché en totale transparence des enjeux et des risques, avec des données disponibles dans les vingt-quatre langues de l’Union.
La Commission européenne, accompagnée d’un certain nombre d’Etats, sous la pression d’un secteur économique souhaitant exploiter la substance jusqu’au bout, serait prête à renouveler l’autorisation de licence de mise sur le marché, diminuant à peine au passage la durée de celle-ci.
La Ligue des droits de l’Homme dénonce l’opacité des débats sur ce sujet de santé publique et réaffirme le principe que tout nouveau produit doit être autorisé à être mis sur le marché en totale transparence des enjeux et des risques, avec des données disponibles dans les vingt-quatre langues de l’Union.
vendredi 10 novembre 2017
Le centenaire de 14-18 : le combat de la LDH continue
Le centenaire de la Grande Guerre doit, pour la Ligue des droits de l’Homme, être l’occasion de réintégrer pleinement dans la mémoire nationale les fusillés pour l’exemple, les mutins de 1917, les volontaires étrangers engagés dans l’armée française et les soldats originaires des colonies.
Dans le prolongement de l’affaire Dreyfus, la LDH a, dès le lendemain de la Première Guerre mondiale, dénoncé les injustices commises par les tribunaux militaires et obtenu la réhabilitation d’un certain nombre de fusillés pour l’exemple.
La LDH demande au président de la République, Emmanuel Macron, de marquer ce centenaire par un acte fort vis-à-vis de tous ceux qui n’ont pas encore été réhabilités, qui ont été victimes d’ordres arbitraires et injustes alors qu’ils voulaient, comme l’avait demandé Jaurès, être traités comme des citoyens sous l’uniforme. Leurs noms doivent être tous transcrits sur les monuments aux morts, leurs sépultures doivent être identifiées et dignement traitées, le transfert de leurs restes dans les communes dont ils étaient originaires doit contribuer à leur rendre justice.
Un travail est aussi nécessaire sur des questions insuffisamment connues de la Grande Guerre. En particulier celle des mutineries de 1917, qui ont affecté les deux tiers des divisions d’infanterie engagées sur le front, et de leur répression dans les bagnes coloniaux, compagnies de discipline et bataillons d’exclus, qui ont concerné des dizaines de milliers de soldats et provoqué beaucoup plus de morts que les fusillés pour l’exemple ; celle des engagés volontaires étrangers européens victimes de traitements brutaux dans des régiments de marche de la Légion étrangère ; celle des soldats coloniaux victimes de recrutements forcés, de promesses non tenues, d’un emploi inconsidéré et d’un quasi-abandon après-guerre ; et celle du recrutement, pour les usines d’armement, de dizaines de milliers d’indigènes coloniaux militarisés qui y ont connu une mortalité très élevée.
Communiqué LDH
Paris, le 9 novembre 2017
lundi 6 novembre 2017
Toutes et tous passeurs d’humanité
Appel pour que la solidarité ne devienne pas un délit, signé par Malik Salemkour, président de la LDH
Chaque jour des dizaines de migrants fuyant la guerre, la misère ou l’oppression tentent de demander asile à la France au bout d’un long parcours de cauchemar.
Notre pays, au regard de son histoire et de ses responsabilités internationales, se devrait de les accueillir dans le respect de leur dignité, avec la bienveillance et le réconfort qui leurs sont dus.
Au lieu de cela, dans la vallée de la Roya, des migrants et particulièrement des mineurs, sont systématiquement rejetés en Italie. La loi est ainsi bafouée et piétinée. Alors de simples citoyens de cette vallée qui n’acceptent pas ce règne de l’inhumanité font face, avec honneur, aux défaillances de l’État. Ils accueillent, nourrissent, soignent, logent ces personnes affaiblies et souvent exténuées.
Parmi ces justes, un jeune agriculteur, Cédric Herrou, a mis sa ferme à disposition. Il a été condamné à 4 mois d’emprisonnement avec sursis et risque aujourd’hui la prison parce qu’il refuse d’abdiquer ce qu’il appelle son « devoir d’hospitalité ». C’est également le cas du chercheur niçois Pierre-Alain Mannoni et de bien d’autres de la Roya citoyenne.
Inscription à :
Articles (Atom)
