vendredi 29 septembre 2017

Commémoration du 17 octobre 1961 Massacre d’Algériens à PARIS

Mardi 17 octobre 2017 à 17 h 45 :
Rassemblement, prise de parole unitaire et jeté de fleurs dans la Vilaine.
Passerelle des Jumelages, quai Chateaubriand, Rennes,
(Bus et métro : Place de la République).

Mardi 17 octobre à 19 h : Conférence-débat de Leïla Sebbar.
Maison des Associations, 6 Cours des Alliés, Rennes
(Bus et métro : Charles de Gaulle).

 Leila Sebbar évoquera cet évènement au travers de son roman :
« La Seine était rouge »
1999, Babel Actes Sud, 2009

et nous présentera son nouveau roman :
« L’Orient est rouge » éd. Elyzad, 2017


Romancière et nouvelliste, Leïla Sebbar est née en 1941, à Aflou (Hauts-plateaux), en Algérie, d’un père algérien et d’une mère française, instituteurs.


Elle vit en France depuis l’âge de dix-huit ans. Étudiante, puis professeure de Lettres, elle est l’auteure d’essais, de critiques littéraires, de recueils de textes inédits, de nouvelles et de romans.


Leïla Sebbar se définit comme « une écrivaine dans le siècle – siècle qui commencerait au milieu du XXe siècle, c’est-à-dire lié à une histoire particulière, celle de la France et de ses colonies : guerres de colonisation, de décolonisation, de libération et, conséquents à cette histoire, tous les effets de déplacement, d’exode, d’exil et donc de rencontres singulières, entre ceux qui quittent un pays et ceux du pays d’arrivée.

Ses personnages sont donc en déplacement. Comment vont-ils vivre?
Comment appréhender leur propre histoire, leur « roman familial » en relation avec l’histoire générale ? C’est ce rapport très fort que l’on ne peut ignorer, entre l’intime et le politique qu’ [elle] explore. » 


Entrée et participation libres


Organisation : Association de Jumelage Rennes-Sétif, en partenariat avec :
4 ACG, AMAZIGH-BREIZH, ARAC35, LDH35, MIR, MVT DE LA PAIX, MRAP35


Le Centre de rétention administrative de Rennes a 10 ans

























Pour en savoir plus 

vendredi 15 septembre 2017

ASYLUM : une pétition européenne, un blog de réflexions et un réseau au cœur de la société civile pour que l’Europe s’ouvre enfin aux réfugiés.

Un collectif d’enseignants rennais a voulu croire dans la capacité de la culture à changer le visage de l’Europe. En refusant de faire de la bande-dessinée Asylum (Javier De Isusi – éd. Rackham) une lecture de plus sur la crise des réfugiés rangée sur une étagère, ils ont conçu une pétition européenne en cinq langues, un blog de réflexions et de documentation, et surtout ont fait le pari de mettre la question de l’asile au cœur de l’espace public à travers le Réseau Asylum.
Le principe est simple : demander à chaque acteur du monde de la culture (une libraire, un musée, un théâtre, un cinéma d’art et d’essai, un éditeur…), de l’éducation (un centre de formation, le CVL d’un lycée, une université) et de la vie associative (une MJC, un centre social, une association d’aide aux migrants) de faire le grand saut de l’engagement humaniste en s’affichant du même signe de ralliement Asylum pour exiger de l’Europe une véritable hospitalité politique envers les réfugiés. Une initiative citoyenne collective pour répondre à l’urgence du secours et sortir enfin l’Europe de ses cendres.

Facebook : @lucioles.Asylum

mercredi 2 août 2017

Les droits de la Terre au cœur des droits de l’Homme

Aujourd’hui, le 2 août, nous entrons, pour le reste de l’année, en dette avec la Terre. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) fait sienne cette alerte solennellement lancée en direction de tous. Même si nous vivons à crédit écologique depuis déjà plus de trois décennies, c’est symboliquement cette date et jusqu’à la fin de l’année que l’activité humaine consomme des ressources au-delà des capacités annuelles de notre environnement à les régénérer. C’est un jour plus tôt qu’en 2016, et sept jours plus tôt qu’en 2015. Cette avancée du jour de l’alerte et les conséquences de cette dette se font déjà lourdement sentir et interrogent la pérennité de la poursuite de la vie sur une planète qu’on ne peut pas remplacer.
Il est vital pour toutes les espèces d’agir sur les causes de cette surexploitation. La LDH affirme que cette nouvelle ère, que l’on peut qualifier d’« anthropocène », oblige à penser de nouveaux droits de la Terre, protecteurs des individus et de l’avenir de l’humanité. Même si les accords de Paris sur le climat ont posé les bases d’une prise de conscience mondiale et d’engagements des nations, la LDH considère que toutes les parties prenantes n’ont pas encore démontré qu’elles avaient pris la mesure de la situation. A chacune de prendre sa part, les Etats-Unis d’Amérique au premier chef, aucune ne sauraient s’en abstenir face à cet enjeu vital pour tous, générations présentes et futures.

vendredi 21 juillet 2017

Macron, Netanyahou, Orban et Soros

Les points communs entre ces quatre personnes n’ont rien d’évident. C’est plutôt au croisement de plusieurs actualités que se situe l’intérêt de leur rapprochement : la position de la France dans le conflit israélo-palestinien, les postures autoritaires et antisémites d’Orban, le talon de fer que subissent les Palestiniens et un financier international qui a initié une ONG qui appuie les luttes pour la démocratie et contre les discriminations. Et, au-delà de ces événements factuels, ce sont les signifiants qu’ils véhiculent qui font sens.

Les faits sont connus. Le président de la République française juge bon d’inviter B. Netanyahou à la commémoration du Vél’d’Hiv au cours de laquelle il mélange, au grand plaisir de son invité, antisionisme et antisémitisme. Orban tente de fermer l’Université libre initiée par Soros (et dans laquelle il avait étudié…) et s’en prend à ce dernier dans une forme si manifestement antisémite que cela fait réagir la communauté juive de Hongrie, laquelle, initialement soutenue par l’ambassade d’Israël dans ce pays, est ensuite désavouée par Netanyahou qui ne voit dans Soros que celui qui soutient les ONG israéliennes opposées à sa politique.
De cela on peut tirer quelques enseignements.
Le président de la République serait bien avisé de s’inspirer de ses deux prédécesseurs. A chaque fois que la diplomatie française a tenté de considérer M. Netanyahou comme un partenaire, elle n’a cessé d’essuyer rebuffades et déloyauté. En faisant mine de croire que le Premier ministre israélien serait favorable à une solution négociée (on entend par là autre chose qu’un régime de servitude à long terme imposé aux Palestiniens…), soit Emmanuel Macron se trompe, soit il fait semblant. Dans les deux cas, il ne fait que renforcer l’illusion israélienne d’un statu quo permanent ou, pire, les délires d’une partie du gouvernement israélien conduisant à la déportation des Palestiniens. Ceci ne signifie pas, bien sûr, qu’il ne faille pas recevoir et discuter avec M. Netanyahou, mais certes pas en le renforçant dans sa folie suicidaire par des gestes inappropriés. Reste aussi à définir ce que sera la politique de la France dans les prochaines années. La référence à une solution à deux Etats, la condamnation de la colonisation, l’appel à la reprise de la négociation bilatérale et le refus de reconnaître l’’Etat de Palestine ne sauraient constituer une politique si ce n’est, en y mettant les formes minimales, une forme d’entérinement de la situation d’aujourd’hui.

lundi 17 juillet 2017

Qu'attendre d'un gouvernement qui vient d'inventer la « dissuasion migratoire » ?

Le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur ont présenté, le mercredi 12 juillet, les grandes lignes de ce que devrait être le prochain projet de loi sur les réfugiés et les migrants. La Ligue des droits de l'Homme (LDH) considère que, comme on pouvait le craindre après les paroles outrancières de Gérard Collomb sur les associations agissantes à Calais, le gouvernement et le Président n'ont manifestement rien compris à la situation des personnes qui cherchent aide et refuge dans les pays de l'UE.

On avait cru comprendre après quelques déclarations de campagne, qu'il y aurait un certain rééquilibrage. Las, ce n'était que des éléments de langage, de ces mots lancés dans le vent pour capter les voix. Car d'équilibre entre humanité et fermeté, il n'y aura point ! Accueillir des réfugiés ? Oui, un peu, mais celles et ceux qui le méritent. Accroître le nombre de places d'accueil ? Oui, mais pour mieux garder sous contrôle. Diminuer le temps d'attente du titre de séjour ? Oui, mais pour reconduire plus vite à la frontière. Modifier la convention de Dublin ? Oui, mais pour l'aggraver en fixant  définitivement le demandeur au pays de déposition de la demande. Mieux instruire les demandes ? Oui, pour faire le tri entre les réfugiés, réputés légitimes, des migrants dont les motifs ne sont qu'économiques. Promouvoir une politique commune européenne ? Oui, mais si elle ne contrecarre en rien la fermeture du territoire, même si cela revient à abandonner d'autres, telles la Grèce et l'Italie, à leur propre sort.