vendredi 3 octobre 2014

Contre la peine de mort

Dans le cadre de la journée mondiale contre la peine de mort, les sections rennaises d'Amnesty International France (AIF), de l'Action des chrétiens contre la torture (ACAT) et de la Ligue des droits de l'Homme (LdH) organisent deux évènements à la Maison Internationale de Rennes (MIR) :
   
- une exposition : « Pour l'abolition universelle de la peine de mort », réalisée par AIF. Elle présente la réalité de la peine de mort dans le monde et les raisons de se mobiliser pour son abolition. À l'accueil de la la MIR du 7 au 17 octobre, du mardi au vendredi, de 14h à 18h. 
  
- la projection d'un film documentaire : « Une peine infinie, histoire d'un condamné à mort » , réalisé en 2010 par David André. Sean Sellers a 16 ans lorsqu'il est condamné à mort aux Etats Unis. Treize ans plus tard il sera exécuté. Le réalisateur a filmé ce condamné et la famille de ses victimes dans les jours précédant l'exécution. Dix ans après il en retrouve les protagonistes : que leur a apporté cette mort ? Satisfaction et soulagement ou peines infinies ?
La projection sera suivie d'un débat, animé par Anne Denis, membre de la commission « peine de mort » d'AIF. À l'auditorium de la MIR, le vendredi 10 octobre, à 18h30.
 
Elles seraient heureuses de vous accueillir à l'occasion de ces manifestations.

jeudi 2 octobre 2014

Bulletin septembre-octobre 2014

Cliquer ici pour télécharger le bulletin.

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SOMMAIRE de cette édition :


Actualité
2
Le temps du silence, le temps du cri…

« Cercle de silence » : avec les sans-papiers…

Vie de la section
3
Le blog reconstruit

Une stèle pour l'arbre de la laïcité

A vos agendas !

Histoire
4
Pour l'Humanité

International
9
Interview d'Arezki Abboute, militant algérien des droits de l’Homme
10
Gaza vivra ! Fin du génocide de Gaza ! Nous sommes tous des Gazaouis !
11
Chers camarades ligueurs
12
Gaza : Après le cessez-le-feu, l’UE paiera pour ne pas avoir à prendre de décision

Projection du film "Contre les Murs" de Neus Viala

Le samedi 18 octobre
Au cinéma Arvor à Rennes

Ce film présente le centre de rétention administrative de Toulouse-Comebarrieu (31)... de l'extérieur, bien sûr, puisque tout accès d'une caméra à l'intérieur est impossible. Il mêle témoignages de retenus et de personnes sans papiers et paroles de juges, d'avocats, de parlementaires, de représentants de la Cimade, d'élus locaux, de militants d'associations et de voisins du centre. Réalisé en 2012, il n'a rien perdu de son actualité ! En outre, plastiquement, la réalisatrice a fait des choix judicieux comme de donner la parole aux premiers intéressés, les retenus, grâce à un jeu d'ombres chinoises.

Après la projection du film, débat animé par Bernard Philippe et Françoise Marchand du CCFD-Terre Solidaire, Jean Travers du réseau "Welcome 35", Riwanon Quéré, permanente de la Cimade au CRA de Saint-Jacques.

Cet événement a lieu dans le cadre de la Semaine de Solidarité Internationale.

jeudi 25 septembre 2014

Une stèle pour l'arbre de la laïcité de Rennes

L'arbre de la laïcité de Rennes avait été inauguré en décembre 2013 à l'initiative du Comité Laïcité 35. 
La stèle a été posée ce mois-ci.


« Cercles de silence » : avec les sans-papiers …

Plusieurs organismes brétiliens (ACAT, Accueillir et Partager, Amitié entre les religions, Bienvenue !, CCFD, Cimade, Citoyens et chrétiens 35, Fraternités franciscaines, Ligue des droits de l’homme, Mouvement de la Paix, Secours catholique, Service civil international et Vie nouvelle) appellent à participer aux deux Cercles de silence qui se forment chaque mois pour alerter, de manière non-violente, sur la réalité des Centres de rétention administrative (CRA), tel celui de Rennes-St-Jacques (bus 57, Parc des Expositions), où sont retenus des étrangers sans-papiers en attente d’expulsion : à Rennes, le mercredi 1er octobre, de 18h à 19h, Place de la Mairie ; à Saint-Malo, le mardi 7 octobre, de 17h 30 à 18h 30, Porte Saint-Vincent. Un site à consulter : http://cercle.silence.over-blog.com

lundi 22 septembre 2014

Des artistes accusés de déranger, des élus tentés de censurer

Communiqué de l’Observatoire de la liberté de création

Depuis plusieurs mois, nous assistons à des actes d’entrave ou de censure des libertés artistiques. Ils sont de plus en plus souvent accompagnés d’une ingérence politique qui porte atteinte aux libertés d’expression, de création et de programmation.
C’est ce qui s’est une nouvelle fois produit le 12 septembre dernier à Angers lors du festival « Les accroche-cœurs ». Les représentations du spectacle Les Squames, de la compagnie Kumulus, ont été perturbées par des individus taxant de racisme une proposition qui travaille justement sur l’interpellation de chacun sur ses représentations de l’exclusion, l’intolérance et l’enfermement des minorités.
Le maire a d’abord voulu annuler les représentations, pour répondre à des plaintes émanant de réseaux supposés protéger le public d’images pouvant choquer. Grâce à la mobilisation de l’ensemble des équipes artistiques programmées et de nombreux spectateurs, ainsi qu’à la médiation de la direction du festival, la municipalité est revenue sur cette décision, pour reprogrammer ce spectacle de rue dans un établissement.
Ce qui s’est passé à Angers pose à nouveau des questions essentielles :
-          qu’attend-t-on de l’art, sinon qu’il interroge ?
-          l’art est-il exclu désormais de l’espace public, dès lors qu’il dérangerait certains ?
-          les métiers de la création et de la diffusion sont-ils soumis au jugement des élus des villes où ils s’exercent ?
-          l’exercice des responsabilités de ces élus se fait-il dans l’urgence des pressions de quelques groupes actifs, d’inspiration communautariste, idéologique et religieuse ?
Pour nous, ces questions touchent directement aux libertés fondamentales d’une démocratie.
Dans un climat politique délétère de montée des populismes, certains élus menacent la création artistique par des formes de censure directe ou indirecte des œuvres, chaque fois qu’ils cèdent à la pression de groupuscules s’autoproclamant les gardiens arbitraires de la morale, des élégances et de la vertu.
Nous avons besoin de dialogue : l’espace public est le premier lieu de l’échange citoyen.
Nous avons besoin de métaphores pour penser : l’art en est le premier vecteur.
Nous avons besoin de rencontres pacifiées au-delà des interprétations hâtives : la vie culturelle en est l’occasion permanente.
En défendant les libertés d’expression, de création et de diffusion artistiques, ce sont des fondamentaux républicains et laïcs que nous défendons.
Les œuvres doivent être préservées des jugements arbitraires qui chercheraient à en restreindre le contenu ou la diffusion. Le regard singulier des artistes sur le monde doit rester accessible à tous et continuer d’éclairer notre avenir commun.

Paris, le 19 septembre 2014.