samedi 3 décembre 2016
vendredi 2 décembre 2016
Devoir de vigilance des multinationales : un pas de plus vers l’adoption définitive de la loi
Communiqué du Forum citoyen pour la RSE (dont la LDH est membre)
Mercredi 30 novembre 2016
Hier, les députés ont adopté en nouvelle lecture la proposition de loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d'ordre. Si la société civile espérait une loi plus ambitieuse, ce texte - qui a connu un parcours législatif mouvementé depuis trois ans - représente une avancée importante face à l’impunité des multinationales en termes de respect des droits humains et de l’environnement. Nos organisations saluent cette nouvelle version du texte et appellent le gouvernement à garantir son adoption définitive avant la fin de la mandature.
Les députés, et le gouvernement, ont réaffirmé l’objectif central de ce texte : créer une obligation pour les grandes entreprises de réaliser un plan de vigilance permettant d’identifier et prévenir les risques liés à leurs activités, tout au long de leur chaîne d’approvisionnement. Leur responsabilité pourra également être engagée en cas d'absence de plan, d'insuffisance de celui-ci ou de défaut dans sa mise en oeuvre.
jeudi 1 décembre 2016
Communiqué de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Suite à la publication de l’Avis aux opérateurs économiques relatif à l’indication de l’origine des marchandises issues des territoires occupés par Israël depuis juin 1967 par le Ministère des finances la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine a publié le communiqué de presse ci-dessous.
Pour la mise en œuvre effective de cet avis important pour la lutte contre la colonisation, nous vous invitons à rester vigilants sur l’indication de l’origine des produits et si ce n’est pas le cas, à présenter l’avis en question au commerçant et signaler le manquement à la DGCCRF.
Communiqué de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
24 novembre 2016
Avis du ministère de l’Economie et des Finances sur l’étiquetage des produits issus des colonies israéliennes : les ONG saluent une étape dans l’exclusion des colonies des relations économiques entre l’Union européenne et Israël
Un an après la communication interprétative de la Commission européenne, le Ministère de l’Economie et des Finances a publié jeudi 24 novembre au Journal Officiel l’avis aux opérateurs économiques relatif à l'indication de l'origine des marchandises issues des territoires occupés par Israël depuis juin 1967, conformément aux demandes de nos organisations.
Désormais, importateurs et distributeurs français devront « indiquer de manière précise l’exacte origine des produits » alimentaires. Les produits issus d’Israël et les produits issus des colonies en territoire palestinien et du Golan, illégalement occupés en vertu du droit international, devront faire l’objet d’un étiquetage différencié.
Cet avis précise que toute non-différenciation est « susceptible d'induire le consommateur en erreur quant à la véritable origine du produit ».
Nos organisations se réjouissent de cette avancée dans l’exclusion des colonies des relations économiques entre l’Union Européenne (UE) et Israël et de la clarification enfin offerte aux consommateurs.
Si cet avis est conforme au droit et à nos recommandations, il devrait inclure tous les produits, au-delà des denrées alimentaires. Il s’agit maintenant, en outre, de s’assurer que les importateurs et distributeurs français le mettent bien en œuvre, et qu’un contrôle effectif soit assuré avec la mise en place de sanctions en cas de non-application.
lundi 28 novembre 2016
TRES FORTE MOBILISATION A LA MJC ANTIPODE ( RENNES) POUR ELENE ET LUKA DONT LE DEPART EN GEORGIE EST TOUJOURS PREVU POUR LUNDI 28 NOVEMBRE
Communiqué de
soutien pour Elene et Luka
26 novembre 2016
Elene
(12 ans) et Luka (11 ans), deux brillants élèves scolarisés à
Rennes, seront expulsés ce lundi 28 novembre vers la Georgie avec
leur maman Marina. Depuis 48 heures, le comité de soutien d’Elene
et Luka multiplie les actions pour demander une régularisation de
cette famille, suscitant une mobilisation d’ampleur exceptionnelle.
Plus de 250 personnes étaient présentes ce soir à l'Antipode pour
exprimer leur indignation.
Rennes le 24 novembre 2016 -
19H30 - Cet
après-midi, plus de 250 personnes étaient présentes à l'Antipode
autour de Marina et ses enfants. Hier déjà, ils étaient nombreux
devant la Préfecture de Rennes, malgré la pluie et le froid, pour
exprimer leur soutien à Elene et Luka, dont l'expulsion est prévue
lundi vers la Georgie. Depuis plusieurs jours, le comité de soutien
sollicite une rencontre avec le Préfet de la Région Bretagne.
Enseignants, parents d’élèves, amis et voisins, tous refusent
d’accepter que ces enfants, qui suivent une brillante scolarité à
Rennes, soient déscolarisés et envoyés vers un pays dont ils ont
oublié la langue. A ce jour, la délégation n'a pas encore été
reçue en Préfecture. Jean-Pierre et Myrèse, membres du comité de
soutien, expliquent:
« Marina
et ses enfants vivent depuis des années dans le quartier, où ils
sont connus et appréciés. Nous ne sommes pas surpris de voir
qu’un si grand nombre d’habitants ont répondu à notre appel,
simplement par le bouche-à-oreille, pour nous rejoindre à la
Préfecture puis à l'Antipode. Par contre, nous ne nous attendions
pas à une telle réaction sur les réseaux sociaux ! »
Une
pétition, mise en ligne par le Réseau Education Sans Frontière
(RESF), circule en effet sur Internet. En moins de 48 heures, elle a
déjà recueilli près de 2500 signatures. Le comité reçoit en
parallèle de nombreux messages de soutien, en provenance de Rennes
et de toute la France.
Pour signer la pétition de soutien à Elene et Luka:
Le compte Facebook du comité de soutien:
Comité de soutien pour Elene et Luka
Contact presse :
06-33-54-96-32
vendredi 25 novembre 2016
JE SOUTIENS L’ACCUEIL DES MIGRANTES ET DES MIGRANTS !
A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme, 179 élues locales et élus locaux ont signé à ce jour ce manifeste de soutien à l’accueil des migrantes et migrants partout sur notre territoire.
- Parce que je n’oublie pas que notre pays a toujours donné refuge à ceux qui fuyaient des terres lointaines pour des terres plus hospitalières,
- Parce que je n’oublie pas que nos aïeux ont été accueillis lorsqu’ils fuyaient guerre, dictature ou misère,
- Parce que je n’oublie pas que personne ne s’exile par plaisir mais pour des raisons graves,
- Parce que je n’oublie pas que chacun-e a droit au respect de sa personne dans sa dignité et dans ses droits,
- Parce que je ne veux pas avoir honte du sort réservé aux migrants qui ont réussi à rejoindre notre pays,
- Parce que les réactions xénophobes dont les migrants sont victimes, suite aux accords de relocalisation prévus par l’Union européenne et au démantèlement de la « jungle » de Calais, ternissent la devise « Liberté, égalité, fraternité » portée par notre République,
Je déclare soutenir toutes les initiatives, proches de chez moi comme partout sur le territoire, qui offrent aux migrants des conditions d’accueil respectueuses de leurs droits fondamentaux.
Lancement de la campagne contre les violences à l’égard des femmes d’EuroMed Droits #NONauxViolencesFaitesAuxFemmes
Bruxelles/Copenhague/Paris/Tunis : Ce vendredi 25 novembre, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, EuroMed Droits lance une campagne contre les violences à l’égard des femmes.
Les violences faites aux femmes demeurent au 21ème siècle, l’un des fléaux les plus insupportables de notre humanité, et l’une des violations les plus criantes des droits humains. Elles touchent autant les pays du Nord que les pays du Sud, autant la sphère privée que la sphère publique. C’est la raison pour laquelle EuroMed Droits souhaite alerter et mobiliser sur ces violences, au travers de cinq pays-cible*: Chypre, la France, le Maroc, la Tunisie et la Turquie.
Les statistiques recueillies par les organisations membres du réseau sont éloquentes à tous les niveaux. En France, une femme meurt tous les trois jours, sous les coups de son conjoint. Au Maroc, six femmes sur dix sont victimes de violences conjugales mais seulement 3% d’entre elles osent porter plainte. A Chypre, une femme sur cinq subit des violences sexuelles ou physiques. Dans l’espace public, en Tunisie, 78% des femmes se font harceler et importuner. Enfin, au pire de la violence, le meurtre ; en Turquie, au cours des 5 dernières années, plus de 1.400 féminicides ont eu lieu.
En cause, le manque de services à disposition des victimes, l'impunité généralisée ou encore la faiblesse de la formation et de la sensibilisation des professionnels dans l’ensemble des secteurs concernés, notamment de la police et du système judiciaire.
Depuis le 11 mai 2011, une convention du Conseil de l’Europe prenant spécifiquement pour cible les violences faites aux femmes et la violence domestique existe : c’est la Convention d’Istanbul. Cet instrument novateur propose une approche intégrale fondée sur 4 piliers : Prévention, Protection, Poursuites judiciaires et Politiques intégrées contre les violences fondées sur le genre.
La Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique est ouverte à la ratification pour les pays non membres du Conseil de l’Europe. Aussi, avec ses membres et ses ONG partenaires, EuroMed Droits, qui se bat pour les droits des femmes dans les pays euro-méditerranéens, appelle l’ensemble des pays de la région qui ne l’ont pas encore fait à signer, ratifier la Convention d’Istanbul ou à aligner leur législation nationale sur les dispositions prévues par celle-ci, et pour les pays qui ont déjà ratifié la convention, à garantir la mise en œuvre effective des dispositions de celle-ci.
Afin de faire la différence pour les femmes dans la région et de concrétiser l’égalité au cœur de nos sociétés, dites « Non aux violences faites aux femmes ».
* Ces cinq pays ont été choisis pour représenter le Nord et le Sud de la Méditerranée et parce que nos membres dans ces pays étaient particulièrement intéressés de mettre l’accent sur la question des violences à l’égard des femmes en utilisant la convention comme instrument.
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